Festival de la beauté passagère

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Un hommage sur les bords du Tidal Basin. Éphémères comme la vie, délicats comme la pluie et roses comme le début de la nuit, les cerisiers du Japon invitent à la poésie et à l’appréciation des plaisirs simples de la vie.

Le National Cherry Blossom Festival de D.C. célèbre tous les ans la fin de l’hiver et le retour des beaux jours. À ne manquer sous aucun prétexte j’y ai été par une chaude journée (par chance) et c’est vraiment magnifique.

Le National Cherry Blossom Festival de Washington D.C.

Ce Festival qui représente aujourd’hui l’entrée dans le printemps. Aujourd’hui, le National Cherry Blossom Festival s’étale sur 4 semaines, et attire plus de 1,5 millions de personnes. Le National Park Service informe tous les ans les spectateurs de la date supposée de l’éclosion massive des fleurs, et surveille de très très près l’évolution des Sakura. Les fleurs restent ensuite ouvertes pendant une très courte durée, souvent une semaine à 10 jours.

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Sakura Matata, ou la beauté éphémère des cerisiers

Au Japon, les cerisiers ornementaux sont les symboles ultimes de la beauté éphémère. Etroitement liés aux Samouraïs et Bushis, guerriers Japonais, les cerisiers symbolisent leur vie, belle mais brève, comme les fleurs. Véritable symbole de l’île du Soleil Levant, la fleur de cerisier inspire les poètes, motive les sportifs, guide les habitants. La fleur de cerisier s’appelle « sakura » en Japonais, de « sakuya », fleurir, en hommage au nom de la Princesse Ko-no-hana-no-sakuya, qui représente la fragilité de la vie.

 

Des cerisiers à Washington?

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Plus d’un siècle après que les fameux arbres de fleurs de cerisier de Washington D.C. aient été plantés pour la première fois, la floraison printanière annuelle est devenue un point favori dans le calendrier de la capitale. Débutant le dimanche, le festival de cette année célébrera une fois de plus la vue agréable et rose.

Ce n’est pas un secret que les arbres étaient un cadeau de 1912 du Japon aux États-Unis en l’honneur de la coopération entre les deux nations, mais les mécanismes derrière ces cadeaux sont un peu plus compliqués que cette explication pourrait le suggérer.

Lorsque Teddy Roosevelt décida qu’il était grand temps de mettre un terme à la guerre russo-japonaise et intervint en 1905, des citoyens indignés de Tokyo envahirent les rues et brûlèrent des bâtiments pour manifester leur mécontentement face aux termes de la paix. Yukio Ozaki, alors maire de Tokyo, se sentait différemment; reconnaissant pour la médiation américaine, il a envoyé un cadeau de remerciement de 2.000 cerisiers japonais à la ville de Washington en 1909. Lorsque les arbres ont atteint les États-Unis, cependant, le ministère de l’Agriculture a regardé les arbres cadeaux dans l’écorce et a constaté qu’ils étaient fortement infesté par les écailles de pêche de San José et des Antilles, les mites orientales, les perce-oreilles et les thrips. Le département les a détruits.

Yukio Ozaki a persisté. Il avait des pousses prélevées sur des cerisiers près de Tokyo et greffées sur des racines de cerisier sauvage. Établis dans un sol désinfecté, les nouveaux arbres sont devenus exempts d’organismes nuisibles et, en 1911, Ozaki a expédié 3 000 d’entre eux à Washington. Cette fois, les arbres ont été trouvés acceptables et plantés le long du bassin Tidal de Washington

Ozaki continuera à soutenir les relations chaleureuses entre le Japon et les États-Unis tout au long de sa vie, même si la guerre les a séparées. Parfois, au péril de sa propre vie, il s’est prononcé en faveur du désarmement, de la paix, de la coopération internationale et de la démocratie indépendante.

Bien que sa vie fût longue et extrêmement occupée, Ozaki se souvint clairement du cadeau des cerisiers comme point culminant. Dans les années 1950, quand Ozaki, alors âgé de 90 ans, était sur son lit de mort, il a composé ce poème:

As I gaze at cherry blossoms in my garden. From my sickbed, I recall. The Potomac in spring.

Comme je regarde les fleurs de cerisier dans mon jardin. De mon lit de malade, je me souviens. Le Potomac au printemps.

NB : Ne pas toucher aux fleurs. Non seulement c’est interdit on peut se prendre une amende.. Mais surtout elles sont fragiles

Source : TIME /  French district

 

J’ai fait une petite pause déjeuner à la boulangerie PAUL, qu’on trouve facilement sur Washington, le bon pain me manquait. C’était un régal mais ça restera très occasionnel à 9$50 le sandwich !

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